Selon l'APS ,des stations de péage situées sur le tronçon Ouest de l’autoroute Est-Ouest seront réceptionnées fin octobre prochain.

Le conflit entre la guérilla des Farc et l’armée colombienne, qui a commencé en 1964, a pris fin ce lundi, à minuit. Le désarmement des guérilleros doit débuter cinq jours après la signature de la paix, qui aura lieu autour du 22 septembre.

L’un des conflits les plus longs et les plus meurtriers d’Amérique latine a pris fin à minuit ce lundi 29 août 2016. Timoleon Jimenez, alias Timochenko, a déclaré solennellement dimanche après-midi: «Dans mon rôle de commandant de l’Etat-major des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), j’ordonne à toutes nos unités et à tous nos combattants de cesser le feu et les hostilités de façon définitive à partir de 24h00 de la nuit d’aujourd’hui. Aux soldats, marins, pilotes des forces aériennes, policiers et organismes de sécurité et d’espionnage de l’Etat, nous voulons manifester notre claire et ferme volonté de réconciliation. Les rivalités et les rancœurs doivent appartenir au passé».

Passage historique

Jeudi 25 août déjà, le président colombien Juan Manuel Santos avait ordonné aux troupes colombiennes de cesser le feu contre les Farc à partir de ce lundi minuit. Dimanche soir il a écrit sur tweeter: «À quelques heures de fermer l’un des chapitres le plus douloureux pour le pays. Cessez-le-feu est passage historique pour un adieu définitif à la guerre».

C’est la première fois que gouvernement et Farc conviennent d’un tel cessez-le-feu, même si la guérilla observe depuis juillet 2015 une cessation unilatérale des hostilités; le gouvernement ayant pour sa part suspendu ses bombardements aériens contre les rebelles.

«Nous voulons être un pays sans les stigmates de la guerre», a déclaré dimanche le président Santos, lançant la campagne pour le référendum sur les accords de paix qui aura lieu le 2 octobre en appelant les Colombiens à dire «oui à l’avenir, oui à la paix». Au moins13% de l’électorat devront se prononcer en faveur des accords pour les valider, soit 4,4 millions de voix. Les sondages semblent depuis quelques jours favorables au oui, mais une grande incertitude demeure quant au taux de participation.

Alors que le Congrès colombien doit donner son avis sur ces accords dans la semaine, les Farc ont convoqué leur Xe conférence nationale pour les ratifier entre le 13 et le 19 septembre dans la plaine du Yari à San Vicente del Caguan.

Le lieu de la signature des accords de paix le 22 septembre n’a pas encore été fixé: Cuba, le siège des Nations Unis à New York ou Bogota a éludé le président Santos dimanche sur CNN.

Les accords de paix prévoient que le désarmement des Farc commencera 5 jours après la signature de l’accord de paix. Les guérilleros se regrouperont alors dans 28 zones réparties dans tout le pays et disposeront de 180 jours pour déposer leurs armes. C’est une mission de l’ONU dirigée par le Français Jean Arnault qui sera chargé de surveiller le désarment.

Le premier travail sera de recenser les armes et les hommes. Chaque guérillero et chaque arme entrant dans ces zones devront être clairement identifiés. Ce travail est essentiel car beaucoup de guérilleros ne disposent pas de papiers d’identité. Une fois entrés dans ces zones, les membres des Farc ne seront autorisé à en sortir que désarmés. Les forces armées colombiennes devront se tenir à distance de ces zones qui seront surveillées par les hommes de l’ONU. Certains fronts des Farc ont déjà commencé à s’acheminer vers ces zones.

Les Farc ne rendront pas les armes aux Forces armées colombiennes mais aux troupes de l’ONU pour bien signifier qu’il ne s’agit pas d’une réédition. Une fois regroupées l’ensemble des armes, elles seront fondues et serviront à la fabrication de trois sculptures qui prendront place au siège de l’ONU à New York, à Cuba où les accords ont été négociés et en Colombie mais on ne connaît pas encore la ville où sera exposée l’œuvre d’art ni le ou les artistes qui seront chargés de sa conception.

Une fois regroupées l’ensemble des armes, elles seront fondues et serviront à la fabrication de trois sculptures

La question du devenir des quelques 7000 combattants après le dépôt des armes dépend de la loi d’amnistie qui doit être votée une fois l’accord de paix approuvé par référendum. Les combattants de base devraient bénéficier pour la plupart de cette loi et être pris en charge par les services de réintégration sociale qui opèrent déjà depuis plusieurs années pour les anciens paramilitaires qui se sont démobilisés en masse pendant les 2000 et les guérilleros dont le processus de démobilisation s‘est fait jusqu’à présent de façon individuelle.

Tous les responsables de la guérilla devront, eux, passer par le tribunal spécial pour la paix, dans le cadre de la justice transitionnelle dont le principe est d’obtenir la vérité sur les crimes commis contre des peines de substitution à la prison. Des dispositions qui sont critiquées à la fois par la droite dure colombienne, à la tête de laquelle se trouve Alvaro Uribe, et certaines organisations de défense des droits de l’Homme comme Human rights watch.

(lefigaro.fr)

 

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