A quoi ça peut tenir le destin d’un peuple ! Silence, on tue !

Avec Sissi c’est silence, on verrouille et on massacre son peuple dans un silence quasi général. Je ne parle pas, en l’occurrence, des seuls pays occidentaux, si pressés d’intervenir en Libye, mais de tous les États qui ne mouftent miette sur le drame qui s’y déroule, alors que pour la Libye ces mêmes états avaient voté en faveur de la résolution de l’ONU qui avait conduit à l’intervention que l’on sait et aux bavures propres à toute situation de guerre.

Shaima al-Sabbagh…jeune activiste égyptienne assassinée ,froidement, cyniquement, sous les yeux de ses amis, par la mitraille abjecte, ignoble, odieuse de ce criminel de guerre, de ce tyran sanguinaire, de cette crapule nazie…Sissi, elle voulait commémorer sa révolution, son

rêve chipé, volé par la junte prédatrice…mais Il n’y a pas de rêve heureux en Egypte ! Le rêve tourne au cauchemar…à la tragédie !

 

« Connaissez donc, superbe, quel paradoxe vous êtes à vous-même ; humiliez-vous, raison superbe ; taisez-vous, nature imbécile », écrivait Blaise Pascal, ça fait une paye !

L’Égypte traîne des cercueils et des fosses communes à n’en plus pouvoir.

Il y a des jours où j’aimerais fermer les lampions et ne rien entendre. M’étendre et méditer ce mot de Cendrars : « la vérité n’est que la forme la plus opportune de l’erreur » et ne me réveiller qu’après avoir obtenu une réponse satisfaisante.

Temps crasseux. Temps criminels. Temps de propagande, temps de mensonge, temps de barbarie. Tout cela au nom d’une notion simple, le pouvoir par la boucherie, tant pis si pour cela il faut réduire l’être vivant en fragments archéologiques qu’on montrera un jour lointain comme autant des pièces rares dans des musées consacrés à la bestialité.

Reste-t-il des humains assez humains dans ce monde pour faire cesser cette monstruosité ?

Difficile de tenir la houle au milieu de l’horreur. Difficile de faire entendre une parole sensée au milieu du vacarme, de faire appel à toutes nos forces pour ne pas céder à la panique et à la violence qu’elle génère dans un contexte de psychose collective. Pourtant, il va falloir s’y résoudre si nous ne voulons pas voir s’installer ce que l’on redoute et que l’on dénonce avec vigueur : la régression des libertés fondamentales, libertés qui, disons-le, sont bafouées en Egypte et dans presque tous les pays arabes.

Shaima al-Sabbagh, jeune révoltée a offert en don sa vie à l’impertinence, à la liberté de dire et de penser, elle s’est effondrée sous les balles criminelles de Sissi.

Oui, tremblons… comme tremblent ces lumières qu’émettent les bougies dans leur vie – NOS VIES – , du fait de vents mauvais.

Parfois des bougies s’éteignent soudain, méchamment : des vies tombent sous une rafale… « Ami si tu tombes, des amis sortent de l’ombre… » dit le chant de La Résistance.

Et (de mémoire) Joan Baez disait, lors de sa visite risquée au Nord-Vietnam à l’époque héroïque : »Sous les bombes de mon pays, je tremble mais je n’ai pas peur »… Non, cela me revient, elle disait exactement « Je tremble avec courage »…

(Mediapart)

 

 

 

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