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Après avoir lancé un ultimatum aux élus, le président a retiré sa réforme juste avant un vote à la Chambre des représentants qu’il était assuré de perdre vendredi.

Donald Trump n’est pas allé jusqu’au bout de son bluff. Quelques minutes avant un vote de la Chambre des représentants sur la réforme de l’assurance-maladie prévu à 15h30 (20h30 en France), le président a retiré son texte pour échapper à une défaite politique certaine.

Le speaker (président) de la Chambre, Paul Ryan, venait de se précipiter à la Maison-Blanche pour lui confirmer qu’il n’avait pas réussi à sécuriser une majorité en faveur de l’adoption du texte. «Nous venons de le retirer», a annoncé Trump en rendant les armes.

Il avait pourtant mis tout son poids politique derrière son engagement d’«abroger et remplacer» sans délai l’Obamacare.

Après des semaines de marchandages, il avait lancé un ultimatum aux élus jeudi soir, exigeant un vote vendredi. En cas d’échec, le président «passerait à autre chose», avait prévenu son directeur du Budget, Mick Mulvaney. Les républicains porteraient alors la responsabilité du maintien d’un système d’assurance-santé qu’ils abhorrent et promettent d’abroger depuis son entrée en vigueur, il y a exactement sept ans.

Quitte ou double

Après sa déconvenue vendredi, le président a cependant blâmé les démocrates – qui faisaient bloc contre sa proposition – et non Paul Ryan, qui s’est révélé incapable d’imposer la discipline à ses troupes. Trump, il est vrai, ne lui avait pas facilité la tâche: en cédant aux exigences des plus conservateurs, il les avait encouragés à la surenchère tout en s’aliénant des modérés soucieux de préserver certains acquis de l’Obamacare.

Pris au piège, il demandait un vote sur une réforme qui ne tenait déjà plus ses engagements de campagne – garder des aspects populaires de la loi précédente, rendre aux Américains leur liberté de choix, maintenir le nombre d’assurés tout en abaissant les coûts – et n’avait aucune chance de passer l’obstacle du Sénat.

«On ne se transforme pas sans douleur de parti d’opposition en parti de gouvernement, a constaté Ryan lors d’une conférence de presse. Nous étions tout près, mais nous ne pouvons conclure l’affaire aujourd’hui. C’est un jour décevant pour nous tous». Il a désigné les coupables: la trentaine d’élus du «Caucus de la liberté», affiliés au Tea Party, qui ont mené la charge contre la réforme, estimant qu’elle n’allait pas assez loin dans l’abrogation des contraintes et la réduction des coûts de l’Obamacare.

Il a manqué une quinzaine de voix pour atteindre la majorité, selon Trump. «Certains nous ont rejoints mais pas assez», a constaté le speaker. Il y a dix-huit mois, son prédécesseur, John Boehner, avait été poussé vers la sortie par ces mêmes radicaux.

Deux mois après son entrée en fonction, Donald Trump a ainsi joué et perdu une partie cruciale, qui entame son capital politique. En tentant un quitte ou double sur un texte bricolé jusqu’à la dernière minute, il entendait démontrer son «art du deal» (le titre de son premier livre en 1987). Le président a multiplié les appels et les pressions auprès des députés, alternant cajoleries et menaces de perdre leur siège aux prochaines législatives.

Il a parié que son chantage au vote mettrait «une pression considérable» sur les indécis, comme l’avait reconnu Mark Meadows, élu de Caroline du Nord qui préside le «Caucus de la liberté». Au final, l’épisode lui a démontré les complexités d’une négociation politique impliquant de nombreux intérêts divergents.

«Il s’est comporté comme un bleu», a ironisé la chef de la minorité démocrate, Nancy Pelosi, incriminant «sa méconnaissance du dossier et son incapacité de bâtir un consensus». «Nous avons beaucoup appris, a reconnu Trump, sur la loyauté, sur le processus législatif, sur les règles du Congrès. Ça a été une expérience très intéressante». Il a renouvelé sa confiance à Ryan, lequel lui a renvoyé l’ascenseur en affirmant: «Le président a fait tout ce qui était en son pouvoir, il a été fantastique». Mais c’est le Tea Party, soutenu en coulisses par le conseiller stratégique du président, Steve Bannon, qui s’est emparé des clefs du Congrès.

Les efforts pour réformer l’assurance-maladie sont remisés sine die. «Nous allons probablement nous attaquer maintenant à la réforme fiscale», a annoncé Trump. Il reste cependant «ouvert» à une nouvelle tentative. «Nous finirons avec une loi encore meilleure lorsque ce chaos de l’Obamacare aura explosé», prédit-il. Reste que son image de «négociateur en chef» a pris un coup et qu’un précédent fâcheux a été créé, qui pourrait compromettre la suite de son programme de réformes, des baisses d’impôts au plan de rénovation des infrastructures à un milliard de dollars.

(Par Philippe Gélie,Publié le 24/03/2017 à 23:04 par le figaro.fr)

 

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