Photos à l’appui, le cimetière d’El Gasriya de la ville de Ain Oulmène se situe dans les environs immédiats de la ville, se trouve dans un état lamentable sans précédent sans que personne ne s’y manifeste et les élus auraient affirmé dit-on que l’APC n’a pas les moyens financiers pour entretenir les cimetières de la commune.

Dévoré par les mauvaises herbes, envahi par les sachets en plastique, ce cimetière date de prés de deux siècles, abrite prés deux milles tombes, fermé au début des années 90 « sécurisé » par un muret en voie de dégradation aussi.

Il parait même que des gens viennent faire leurs besoins en escaladant le mur, puisque personne ne les voit, silence radio chez les habitants limitrophes.

Cimetière ou terre en jachère ???

Ce vieux cimetière se dégrade de jour en jour, on y voit des tombes profanées, détruites, laissées à l’abandon recouvertes de mauvaises herbes, un spectacle tout aussi effrayant avec ses pierres tombales éventrées, un spectacle désolant et ça fait mal au cœur.

L’accès à ce cimetière devient problématique, la broussaille envahit les tombes et les allées, les inscriptions de fortune sont abîmées et les visiteurs ont du mal à retrouver les sépulcres de leurs parents et leurs proches.

Face à cette situation, les autorités locales de la ville devraient intervenir afin de procéder à son réhabilitation et préserver ce patrimoine inestimable.

Du béton en vue

Certains soupçonnent les autorités locales de laisser volontairement ce cimetière à l’abandon dans l’espoir de le « raser » un jour pour permettre aux promoteurs immobiliers de faire du business.

Même les morts ne sont pas tranquilles

Même les morts ne sont pas tranquilles et ne sont pas respectés disent tout le temps les visiteurs dont l’accès presque barricadé et ne peuvent plus se recueillir sur les tombes de leurs familles et de leurs proches.

Le hic, on construit une école coranique de plusieurs étages qui surplombe  ce cimetière, financée à près de deux milliards de centimes de dinars par l’APC de Ain Oulmène avec l’accord du ministère des affaires religieuses et des Wakfs, alors que ce dernier demeure en-deçà des normes de propreté « qu’exigent les lieux ».

Plus d’égard et plus de respect à nos morts

Plus d’égard et de respect à nos morts, ne serait-ce qu’une campagne de désherbage et de nettoyage des allées pour permettre aux visiteurs d’accéder au pied des tombes et ça demande pas beaucoup d’argent pour  faire ces travaux et assurer le gardiennage.

Le plus vieux cimetière d’El Gasriya de la ville de Ain Oulmène est abandonné depuis les « années 90 » dans Reportage 20180804_085622

20180804_085627 dans Reportage

20180804_085624-900x675

 

0 Comments

You can be the first one to leave a comment.

Leave a Comment

 




 

Trackbacks

 
 








Lire les articles précédents :
Flash Infos

Vendredi 30 novembre 2018 En Algérie, dans le gisement préhistorique de Aïn El Ahnech (Nord), des archéologues ont découvert des...

Fermer