Le prix Nobel de physique a été attribué,aux Japonais Isamu Akasaki et Hiroshi Amano, et à l’Américain Shuji Nakamura

Le prix Nobel de physique attribué aux inventeurs de la LED bleue

Le prix Nobel de physique a été attribué, mardi 7 octobre, aux Japonais Isamu Akasaki et Hiroshi Amano, et à l’Américain Shuji Nakamura, inventeurs de la diode électroluminescente (LED) bleue. M. Akasaki est professeur à l’université de Nagoya, tout comme M. Amano. Shuji Najamura est lui professeur à l’université de Californie à Santa Barbara.

Alors que les diodes rouges et vertes existent depuis un demi-siècle, la découverte d’une composante bleue en 1992 a permis la mise au point de sources de lumière blanche beaucoup moins consommatrices d’énergie que les éclairages traditionnels et de développer des disques optiques de plus grande capacité. La diode bleue permet aussi d’éclairer les écrans à cristaux liquides (télévision, smartphones, tablettes).

Les trois chercheurs sont consacrés pour cette invention qui permet des économies d’énergie très importantes, a indiqué le jury dans un communiqué. Il rappelle ainsi que les lampes à diode issue des travaux des trois lauréats offrent un rendement lumineux pouvant atteindre 300 lumens par Watt (l/W), contre respectivement 70 l/W et 16 l/W pour les tubes fluorescents (néons) et les ampoules à incandescence. La lampe à huile offrant 0,1 l/W.

ÉCRANS PLATS, FLASHES ET LAMPES

Dans la mesure où un quart de la consommation électrique mondiale est absorbée par l’éclairage, l’invention de la diode bleue revêt une importance considérable en termes d’économies d’energie, rappelle le comité Nobel, qui souligne son intérêt notamment dans les pays en développement où l’avènement de telles diodes a pu permettre l’accès des plus pauvres à l’éclairage grâce au stockage de l’énergie photovoltaïque.

La découverte de la diode bleue a été le fruit de plusieurs années d’efforts des trois lauréats, qui ont persisté dans une voie de recherche que beaucoup jugeaient alors comme une impasse. Ils avaient choisi comme matérieau de base le nitrure de gallium. En 1986, MM. Akasaki et Amano remportèrent leurs premiers succès, mais il fallut attendre 1992 pour la mise au point d’une première diode bleue. A la même date, M. Nakamura produisait le même résultat, avec une méthode un peu différente de production des différentes couches de semiconducteurs permettant l’émission de lumière bleue.

Dans la foulée, Shuji Nakamura parvint à mettre au point un laser en lumière bleu, capable de stocker quatre fois plus de données par unité de surface que l’infrarouge utilisé précédemment dans les lecteurs de disques optiques. Ces développements ont conduit à la mise au point de lecteurs de disques blu-ray.

Il convient aussi de citer l’utilisation de ces LED bleues dans les écrans plats, les flashes et aussi les lampes que l’on peut trouver dans les smartphones, les caméras ou les appareils photos.

(Lemonde.fr,07-09-2014)

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