Le Bureau fédéral de la Fédération algerienne de Football (FAF), aurait donné son aval pour déposer le sélectionneur national Rabah Madjer, dont le départ serait annoncé dans les prochaines heures.*** Bac 2018: Algérie Télécom dévoile le calendrier des coupures Internet du 20 juin au 25 juin au grand dam des abonnés.

Poignée de mains historique, ambiance détendue, déclarations de bonnes intentions… Le sommet s’est bien déroulé mais les engagements pris restent flous.

Mardi 12 juin, 12 h 30: les engagements

Donald Trump a annoncé que le processus de dénucléarisation de la péninsule coréenne allait commencer «très rapidement». Les deux dirigeants ont signé un document qualifié de «global» par le locataire de la Maison Blanche et d’«historique»par le leader nord-coréen. Les détails n’ont pas été révélés.

«Aujourd’hui, nous avons eu une rencontre historique et nous avons décidé de tourner la page du passé, a lancé le dirigeant nord-coréen, remerciant le président américain d’avoir permis la rencontre. Le monde va assister à un changement majeur.» Le président Trump a également assuré qu’il était prêt à inviter le leader nord-coréen à la Maison Blanche. «Nous allons nous rencontrer souvent», a-t-il dit, indiquant avoir noué «une relation très spéciale», avec son interlocuteur.

Mais la formulation de la déclaration commune reste assez vague en termes de calendrier. Surtout, elle ne précise pas que la dénucléarisation doit être «vérifiable et irréversible», comme le réclamaient les Etats-Unis avant le sommet de Singapour, ce qui risque d’apparaître comme un recul de la part de Donald Trump.

Mardi 12 juin, 11h30: le déjeuner en paix

Donald Trump et Kim Jong-un ont poursuivi leur réunion bilatérale avec un déjeuner d’une heure. Puis, les deux dirigeants se sont promenés, seuls, dans le parc de l’hôtel, rappelant les images du sommet intercoréen du 27 avril entre Moon et Kim.

Mardi 12 juin, 9h45: la séance de discussion

Après 45 minutes de tête-à-tête, les deux dirigeants ont entamé une séance de travail en compagnie de leur entourage. Du côté américain, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, le secrétaire général de la Maison-Blanche John Kelly et le secrétaire à la sécurité nationale John Bolton se sont assis à côté de Trump. En face, le vice-président du Comité central du Parti du travail en charge des affaires intercoréennes Kim Yong-chol, le vice-président du Comité central du Parti en charge des affaires internationales Ri Su-yong et du ministre des Affaires étrangères Ri Yong-ho siégeaient avec Kim Jong-un.

Mardi 12 juin, 9 heures : la poignée de main

La scène était encore inimaginable il y a encore une quinzaine de jours. Il était un peu plus de 9 heures, ce mardi, quand Donald Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés et serrés la main pendant une dizaine de secondes un peu irréelles à l’hôtel Capella, sur l’île de Sentosa, à Singapour.

Presque chaleureux et souriant, toisant de sa haute stature le jeune dirigeant nord-coréen, le président américain s’est adressé à Kim sans que l’on entende clairement ce qu’il disait. Ce dernier, discrètement souriant, comme intimidé par le caractère historique du moment et le président américain, a seulement dit «Nice to meet you, Mr. President (Enchanté, M. le président)».

Puis, après la séance photo et alors que les deux hommes marchent vers un salon privé. Kim s’adresse à Trump via l’interprète: «Beaucoup de gens dans le monde penseront à cela comme une … forme de fiction … d’un film de science-fiction.» Ils pénètrent ensuite dans le salon pour une rencontre personnelle, seulement accompagnés par leurs interprètes. Avant que les portes se referment, les deux hommes ont échangé quelques mots devant la presse.

Trump a déclaré que c’était un «honneur» d’être assis à côté du leader nord-coréen.  «Je me sens vraiment bien et nous allons avoir une excellente discussion et, je pense, un énorme succès, ce sera un énorme succès», a déclaré le président, ajoutant: «C’est mon honneur et nous aurons une relation formidable, je n’ai pas doute.»

A son tour, brièvement et calmement, Kim Jong-un a pris la parole pour dire que «ce n’était pas simple d’arriver là». Un constat qui a à la fois valeur d’aveu, de bilan et bonne volonté. Et à ce moment, on s’est souvenu des premiers mots qu’il avait adressés à Moon Jae-in, le président sud-coréen, lors de leur rencontre à Panmunjom, le 27 avril. «Alors que je parcourais les 200 mètres pour passer la ligne de démarcation, je me demandais : pourquoi ça semble si loin, pourquoi ça semble si difficile ?» disait le dirigeant nord-coréen en avril lors de ce troisième, et lui aussi historique, sommet intercoréen. A nouveau, Kim s’adresse à son interlocuteur en convoquant l’histoire avec des mots forts. «Le passé a agi comme des entraves sur nos ailes. Les vieux préjugés et les pratiques ont été des obstacles sur notre chemin mais nous les avons tous surmontés et nous sommes ici aujourd’hui.»

Lundi 11 juin, promenade à Singapour

A une dizaine d’heures de la rencontre avec Donald Trump, Kim Jong-un a passé la soirée à se promener dans la cité état de Singapour entre la baie de Marina et les spectaculaires jardins Gardens by the Bay. Après une journée passée à l’hôtel Saint Regis où il séjourne, le leader nord-coréen est sorti à bord de sa limousine, accompagné par un impressionnant cortège, comme lors de son arrivée depuis l’aéroport. Pour cette visite fort peu discrète, il était surveillé par une armada de gardes du corps et accompagné par le ministre singapourien des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, qui n’a pu s’empêcher de faire un selfie avec avec  le dirigeant nord-coréen.

Quelques heures plus tard, la presse du nord rapportait les propos de Kim Jong-un. «En montant jusqu’à la plate-forme d’observation du bâtiment Marina Bay Sands, il a dit que le développement de Singapour était tel qu’il l’en avait entendu parler, propre et beau, et qu’il en prendrait connaissance et en tirerait les enseignements à domicile.»

Dimanche 10 juin, Kim arrive

Avec presque 48 heures d’avance sur le sommet Etats-Unis-Corée du Nord, Kim Jong-un a débarqué en force ce dimanche à Singapour. Il était 14h36 quand un Boeing 747 d’Air China s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Changi. Un convoi d’une trentaine de véhicules, dont deux luxueuses limousines Mercedes, l’attendait pour le conduire à l’Hôtel St Regis où le dirigeant nord-coréen et son entourage vont préparer la rencontre historique avec Donald Trump qui aura lieu mardi à partir de 9 heures à l’hôtel The Capella sur l’île de Sentosa, au sud de Singapour.

Un peu plus de cinq heures plus tard, le président américain est arrivé à bord de Air Force One à la base militaire de Paya Lebar. Trump s’est ensuite dirigé à l’hôtel Shangri-La où il séjournera le temps du sommet.

A son arrivée à Changi, Kim Jong-un a été accueilli par Vivian Balakrishnan, le ministre singapourien des Affaires étrangères.

Dans la soirée, il a été reçu formellement par le Premier ministre Lee Hsien Loong (voir ici la vidéo) qui s’est démené depuis plusieurs mois pour organiser la très attendue rencontre entre Kim et Trump.

Dimanche, trois avions différents ont apparemment quitté Pyongyang pour brouiller les pistes et tenter de garder secret le vol et l’avion de Kim Jong-un. Officiellement, jamais depuis qu’il est arrivé au pouvoir en décembre 2011, Kim Jong-un n’avait voyagé si loin. Un cargo russe s’est posé à Changi en milieu d’après-midi, transportant des véhicules, de la nourriture, des armes autorisés et divers équipements, rapporte le quotidien Straits Times. Et un avion privé aurait également pris le chemin des airs dans la journée.

Kim Jong-un est arrivé accompagné de Kim Yong-hol, vice-président du Parti des travailleurs de Corée. Homme fort du régime, ce général avait été reçu la semaine dernière par Donald Trump à qui il avait remis une -grande- lettre de Kim Jong-un. Le ministre des Affaires étrangères, Ri Yong-ho, ainsi que Ri Su Yong, vice-président du parti, font partie de la délégation. La sœur de Kim devrait également, Kim Yo Jong devrait également participer au sommet.

À partir de mardi, et après des revirements en série, Nord-Coréens et Américains vont devoir rentrer dans le cœur des discussions: l’avenir de l’arsenal nucléaire de Pyongyang, les garanties de la survie du régime et la question d’un traité de paix en bonne et due forme. Depuis l’armistice du 27 juillet 1953, les deux Corée sont restées en guerre.

Les Etats-Unis exigent une dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord. À plusieurs reprises, et notamment lors du sommet intercoréen du 27 avril à Panmunjom, Pyongyang s’est déclaré favorable à une dénucléarisation complète de la péninsule. Mais cette formulation floue laisse la place à d’innombrables interprétations.

Trump confiant

En quittant le G7 au Canada, qui s’est conclu dans la division, Trump a pris la direction de Singapour. «C’est un territoire inconnu au sens le plus vrai du terme», a-t-il déclaré au sujet de ce premier sommet jamais réalisé entre les deux ennemis d’hier. «Mais je suis vraiment confiant et j’ai le sentiment que Kim Jong-un veut faire quelque chose d’extraordinaire pour son peuple et il a cette opportunité. Il n’aura pas d’autre opportunité.»

Trump assure avoir proposé des garanties pour la sécurité du régime de Pyongyang et des aides économiques en échange d’un démantèlement complet, vérifiable et irréversible du programme d’armes de destruction massive du Nord.

«C’est une occasion unique et je pense que ça va fonctionner très bien», a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il saura probablement «dès la première minute» si Kim est véritablement prêt à négocier. «Je pense que, très rapidement, je saurai si quelque chose de bien ou pas va arriver. Je pense aussi que je saurai si les choses iront vite ou pas.» Dernièrement, Trump avait assuré qu’il quitterait vite le sommet en cas d’échec.

Les autorités singapouriennes ont renforcé la sécurité, restreignant l’accès à plusieurs zones autour de Sentosa et déployant 5 000 hommes pour contrôler les axes de circulation et les lieux où les délégations vont travailler et se retrouver pour un sommet sous haute tension et très scruté.

(Arnaud Vaulerin ,liberation.fr Envoyé spécial à Singapour, 10 juin 2018 à 15:47 (mis à jour le 12 juin 2018 à 10:11))

 

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