Ce n’est que trois jours après le meurtre de trois musulmans à Chapel Hill, en Caroline du Nord, que Barack Obama a dénoncé cette tuerie « brutale et atroce ». La veille, le président turc Erdogan l’avait critiqué pour son absence de réaction.

Le meurtre de trois étudiants américains musulmans, assassinés par un homme hostile aux religions, mardi à Chapel Hill, dans le sud-est des États-Unis, est « brutal et atroce », a condamné, vendredi 13 février, le président américain Barack Obama.

« Aux États-Unis, personne ne devrait jamais être pris pour cible en raison de ce qu’il est, de son apparence ou de sa croyance », a déclaré le président américain dans un communiqué de la Maison Blanche, réagissant ainsi pour la première fois publiquement à ce triple meurtre dont les motifs sont encore flous.

Ces déclarations interviennent alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué, jeudi, le silence du président Obama. En visite officielle au Mexique, le président turc islamo-conservateur avait ainsi regretté que « ni Obama ni le secrétaire d’État Kerry n'(aient) fait de déclaration ».

Interrogée pour savoir si elle « rejetait les critiques » formulées par le chef de l’État turc, la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki s’est contentée de répondre : « exact ».

Plusieurs milliers de personnes aux funérailles

La police n’a pas encore déterminé si les victimes, Yusor Abou-Salha, Razan Abou-Salha et le mari de Yusor, Deah Shaddy Barakat, ont été tuées à cause de leur religion ou après une querelle de voisinage.

Plusieurs milliers de personnes ont assisté jeudi aux funérailles des trois jeunes gens. « Comme nous l’avons vu avec la présence de tant de personnes aux funérailles de ces jeunes Américains, nous formons tous une seule et même famille américaine », a encore indiqué Barack Obama.

L’auteur présumé du triple meurtre, Craig Stephen Hicks, 46 ans, s’est rendu à la police après la fusillade et a été écroué. Il est poursuivi pour assassinats et risque la peine de mort.

L’une des victimes, Deah Barakat, était étudiant en deuxième année à la faculté dentaire de l’université de Caroline du Nord et avait créé un fonds destiné à fournir des soins dentaires aux réfugiés syriens en Turquie.

Il s’était fixé l’objectif de réunir 20 000 dollars par le biais du site de financement participatif YouCaring.com, avec la Syrian American Medical Society (SAMS). Vendredi, le fonds a atteint près de 330 000 dollars.

(France 24Avec AFP)

 

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